Jeudi , 23 octobre 2014
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Taken 2 : rencontre avec Alain Figlarz
Alain Figlarz, aux côtés de Liam Neeson dans Taken 2 / © Photo : Magali BRAGARD

Taken 2 : rencontre avec Alain Figlarz

Acteur, cascadeur, et régleur de cascades, Alain Figlarz a in scrit son nom au générique de plusieurs grands films d’action . Lui qui, enfant, se rêvait Bruce Lee dans La fureur du dragon, prétend enfin aux premiers rôles.

C’est dans une ancienne boutique du onzième arrondissement de Paris qu’Alain Figlarz reçoit. En survêt élimé et chaussettes, il supervise une chorégraphie de combat au cours duquel un pseudo Teddy Riner est terrassé par des enfants. Odeur de vestiaire. Le local a été transformé en salle d’entraînement. Tatami au sol et mook jong dans les coins. Affiches et figurines à l’effigie de Bruce Lee recouvrent des murs également ornés de sabres japonais, de matraques policières, d’insignes et de fanions militaires. C’est là que travaillent les cascadeurs de la Figlarz Action. Plus de 200 collaborateurs, « anciens sportifs, anciens flics et quelques rêveurs », et 37 artistes salariés, tous rompus au style de combat du maître des lieux. « Un mélange de krav maga et de kali », explique-t-il, qu’il peaufine depuis trente ans.

« En-dessous de l’acteur »

Alain Figlarz a découvert les arts martiaux, à six ans. « Le karaté, puis le ju-jitsu, le taekwondo, la boxe libre ». « Entre 20 et 22 ans, j’ai commencé à faire des stages et rencontrer des gens du RAID et du GIGN ». Parmi eux, Robert Paturel, de l’unité d’élite de la police française, devenu ami et conseiller technique. Figlarz fonctionne au feeling, aime s’entourer d’expertise et compétences et n’hésite pas à envoyer cascadeurs et acteurs chez les forces spéciales à Lorient, pour apprendre à manier les armes à feu ou chez chez le coach, Fred Mompo, pour la préparation physique. La muscu ? Très peu pour lui ! Ses entraînements sont techniques. « Une heure par jour de maniement d’armes, lances, sabres, bâtons, et de techniques sur mannequin en bois. » Et d’ajouter : « Je me dois d’être toujours en-dessous de l’acteur, puisque je suis toujours le méchant et que je perds. Je dois rester vaillant mais il est hors de question que je fasse une démonstration et que le spectateur se dise que je suis le plus fort ou que je fais semblant ». Pour Taken 2, dans lequel il interprète Suko et affronte Liam Neeson (en Bryan Mills), Alain Figlarz a ainsi travaillé toutes les chorégraphies avec Mark Vanselow, la doublure de Liam Neeson. Cinq heures par jour durant trois semaines. Puis il a répété avec Liam lui-même, deux heures par jour durant deux semaines, et répété encore, une heure par soir durant le tournage. Pas de place pour l’improvisation. Cotoyer Jason Statham, Benoît Magimel ou Matt Damon, et discuter métier avec eux lui ont donné la possibilité de nourrir son jeu et, ainsi, réaliser son rêve de môme. Devenir pleinement acteur. Rôles secondaires, comme dans Braquo. Et bientôt rôle principal dans Tatoo, co-écrit avec sa femme, Michelle Figlarz. « J’ai toujours cru que la valeur pouvait amener les choses. C’est à 50 ans que m’arrivent les premiers rôles et c’est peutêtre bien ainsi. On m’aurait proposé la même chose à 25 ans, (il siffle), je me la serais jouée » ajoute-t-il avant de conclure : « Je suis un rêveur devenu cascadeur, un cascadeur devenu acteur… Dans ce métier, on est là pour faire rêver les gens. On fait du cirque ». Du cirque, oui, mais à coups de travail et de persévérance.

 

À GAGNER : 10 DVD, 10 Blu-ray de Taken 2, plus 5 coffrets DVD et 5 coffrets Blu-ray de Taken 1 et 2. Pour cela, rendez-vous en page 47 du dernier numéro de Men’s Health, paru le 19 février 2013.