Men’s Health N°17
Cassé !
Êtes-vous déjà parti skier ? Si vous avez eu cette chance, vous connaissez les conséquences que cette pratique sportive a sur notre corps. Le week-end dernier, je participais à une épreuve de test de skis en compagnie de quelques champions français qui, pour l’occasion, ont vu en moi le bleu débarquant de sa ville. Leur stratégie fut donc de faire parler la poudre en m’en mettant plein les bâtons. Autant dire qu’après quelques heures de hors-piste, mes cuisses réclamèrent une trêve que les professionnels n’étaient pas prêts à m’accorder. Alors quoi, moi, sportif aguerri et pratiquant, je n’arrivais pas à suivre ? Des cuisses en feu et le souffle court ; tout mon corps était asphyxié. À cela plusieurs raisons données par mes guides freeriders. Je n’avais pas assez respiré en skiant, pas assez mangé, et donc peu nourri la machine d’eau et des sucres nécessaires à une bonne pratique. Les courbatures du lendemain me le confirmèrent. Certains sports (comme les courses en descente) provoquent des efforts dits « excentriques », où le muscle est souvent sollicité pour freiner un mouvement, donc traumatisants. Si le muscle manque d’oxygène (effort trop long, mauvaise ventilation), il se crée plus d’acide lactique et de micro-déchirures des gaines qui entourent les fibres. Autant dire que je suis resté « déchiré » quelques jours. Du coup, nous avons mis au point une petite fiche pour savoir quand et comment manger avant l’effort (p. 90) et nous avons demandé à un chef étoilé de nous concocter le sandwich post-entraînement idéal (p. 120). Rassurez-vous, il est aussi bon quand on ne fait pas de sport. Honnêtement, il est même meilleur… sans courbatures. Bonne santé.
Rémi Attuyt
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