Le Lyon Urban Trail, une antithèse qui séduit la masse.
La ville de Lyon est devenue le terrain de des sportifs. Le 7 juin dernier, elle organisait la seconde édition du Lyon Urban Trail (www.lyonurbantrail.fr) : 2000 coureurs réunis sur différents parcours urbains à travers les quartiers de la ville. Etonnant diront certains. Car un trail doit-il se courir obligatoirement en pleine nature ? Pas selon Michel Sorine, organisateur de la course. « Le trail, pour nous, c’est avant tout une philosophie. Bien loin des préoccupations du coureur de marathon, tyrannisé par son chronomètre, le traileur courre à la sensation. Il s’adapte au terrain, au dénivelé, et prend le temps de regarder le paysage. C’est exactement l’esprit que nous avons souhaité véhiculer via le Lyon Urban Trail. Les participants sont invités à lever le nez du bitume et en prendre plein les yeux. C’est vrai que l’on n’est pas en pleine nature, mais la contemplation de cette superbe ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, est notre principal cadeau aux traileurs. Et puis, ce format nous a permis de simplifier l’organisation, et de ne pas bloquer la ville entière. Avec le trail, les coureurs respectent le code de la route. Ils doivent accepter de se faire arrêter par un signaleur. Au total, 150 signaleurs bénévoles (mis à disposition par le club Lyon Athlétisme) oeuvraient sur les différents parcours.
Comme un tour de manège dans la ville lumière L’idée saugrenue de trail urbain est venue à Michel Sorine, alors qu’il recherchait des spots pour élaborer les parcours du Lyon Free VTT, « Il est fréquent que l’on en trouve endroits des fantastiques, inadaptés aux VTT. Cela fait donc trois ans que l’idée nous trottait d’organiser un évènement course à pied qui puisse faire découvrir tous ces sites. » D’autant que la ville de Lyon est particulièrement adaptée à ce type d’évènements. Encadrés par deux grandes collines et traversée par deux fleuves, Lyon réunie tous les ingrédients nécessaires à un parcours de trail urbain. Pour les participants, courir le Lyon Urban Trail, fut une conquête du patrimoine historique de l’une des plus belles villes d’Europe : des berges côté Saône et Rhône, aux traboules de la Renaissance, via l’amphithéâtre gallo-romain de Fourvière, le Parc de la Tête d’Or et la traversée de l’Hôtel de Ville. Les deux parcours (de 21 ou 42 km) sillonnaient entre les collines de la Croix-Rousse et de Fourvière. « Je suis Lyonnais, et courir ce trail m’a permis de découvrir des secteurs de Lyon que je ne soupçonnais pas », explique Julien, à son arrivée Place des Terreaux.
Un évènement sportif déconseillé aux cuisses molles Cependant, l’exploration des secteurs oubliés de Lyon se mérite : Dénivelé à gogo (plus de 20 côtes au programme, soit 1300m de dénivelé positif)), escaliers interminables (plus de 6 000 marches), pavés disjoints de sentiers méconnus, même quelques troncs d’arbres à enjamber. Au ravitaillement, les coureurs ont les cuisses qui chauffent, et les conseils fusent : « Il parait qu’il ne faut pas courir pour monter les escaliers, mais pousser sur les cuisses avec les mains », confie Elise, une jeune coureuse essoufflée.
Un Concept unique qui a de l’avenir Cette année encore, les échos de la masse sont favorables. « C’est indéniable, cette course plait. D’autant que nous sommes encore les seuls à l’organiser. Il faut dire que peu de villes qui sont capables d’assurer un trail sans faire de boucles Si bien que l’on pensait être copiés dès cette année. C’est difficile d’avoir la diversité, et la qualité de parcours que nous avons à Lyon », confie Jean-François Loison, co-organisateur. Malgré un nombre décevant de participant cette année, les organisateurs sont confiants. D’ailleurs, ils sont actuellement en pour parler avec la Fédération Française d’Athlétisme pour inclure le Lyon Urban Trail au Trophée National Trail, un circuit qui délivre un titre de champion de France de Trail. Il y a de quoi être positif !
Le Lyon Urban Trail, c’était aussi un village d’exposants, ouvert tous le week end sur la place des Terreau. En fouinant un peu, nous avons trouvé une petite perle : de nouvelles semelles pour votre squelette traumatisé de coureur de trail. Mais saviez vous que la course à pied génère des chocs et des vibrations qui se propagent dans tout le corps ? D’abord les pieds, puis les chevilles, les genoux, le bassin, la colonne vertébrale et le tout remonte jusqu’aux cervicales. Lorsqu’un joggeur parcourt 10 kilomètres, son effort génère environ 12.000 chocs avec le sol d’une intensité équivalente à 3 fois son poids. Ainsi, au bout d’une heure de course, vous accumulez l’équivalent de 3.000 tonnes, qui se propagent dans vos articulations et votre dos. Pff, direz-vous… Dois je également arrêtez le running ? Cette année, sur le Lyon Urban Trail, le groupe JLF [(www.groupe-jlf.com)-présentait sa nouvelle gamme de semelles vibracu, véritables petits bijoux technologiques. Mise au point en partenariat avec différents intervenants issus des univers de la traumatologie sportive et des matières innovantes, elle assure une absorption des chocs et des vibrations 4 à 5 fois supérieure aux autres semelles du marché. De quoi poursuivre vos footing encore longtemps !Déclinés pour les sports d’endurance, pour les sports à forts impacts, pour les femmes ou pour les seniors, chacun y trouve son compte. Vous êtes septique, à vous de les essayer.
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