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Delphine Chanéac libérée

Dans une chambre de l’hôtel Renaissance, Delphine Chanéac, comédienne et auteur du roman “Ce qu’il reste de moi”, inoubliable Laura sur M6, a posé charmeuse sous l’oeil du photographe de Men’s Health. Électron libre dans sa profession, elle présente une personnalité entre femme-enfant et caractère viril. Curieux cocktail qui se révèle tout autant tonique qu’émouvant. Confessions, visuelles et orales.

C’est une comédienne, Delphine. L’oeil du photographe, du caméraman, c’est un terrain de jeu. « C’est figé, sans voix, alors essayons de faire passer un maximum d’émotion dans l’image, même sans le support des mots. » Et, à voir les clichés, la tâche est largement acquittée. Enthousiaste lors d’une séance effectuée dans une ambiance détendue, l’actrice propose des humeurs, des pauses, en somme son propre univers de séduction. « Je n’ai jamais envie de tomber dans le vulgaire, je veux que ce soit toujours classieux, joli. Je mise plus sur le côté espiègle pour rendre les choses sexy. Je me fais appeler “l’électron libre”, j’ai envie d’être maîtresse de mon image. » L’argument vaut pour le photographe du jour comme pour la gent masculine entendue dans son ensemble. Son espièglerie charmeuse, c’est son atout séduction de prédilection. « Je ne vais pas miser sur le physique pour être glamour. J’ai plutôt un corps androgyne, droit, musclé. On me dit un peu pestouille, c’est ça qui va me rendre sexy, touchante et faire mon côté féminin. » Selon les hommes, son côté femme-enfant plaira ou pas. La plupart du temps, c’est sa facette énergique, grande gueule sous des dehors charmeurs, qui a séduit ses hommes. « L’image, le physique, les yeux, la bouche… au bout d’un moment on s’habitue. L’aspect peps en non-stop a beaucoup séduit. »

Pourtant, celle qui sait donc se faire tonnerre, aime tout autant qu’on lui renvoie ses éclairs. Madame veut du macho. « Moi il faut un peu me tenir. Je ne vais pas virevolter. Mais je suis de caractère, je tiens des propos assez tranchés : il me faut donc quelqu’un en face de moi qui me tienne un peu tête. » Des mecs qui ont des… « cojones », chuchote–t-elle. Des cojones et des poils… « Je ne supporte pas les hommes imberbes. La pilosité, c’est une marque de virilité. » S’il n’y en a pas, elle est déçue. Elle avoue même parfois observer les cols de chemise, regarder si ça dépasse un peu. En revanche, un physique de bodybuilder n’est pas exigé. « Un mec bien fait, c’est plus agréable à regarder, mais il m’est arrivé d’être avec des hommes plus empâtés. Je suis dans le contact, j’aime que ce soit dur, tonique, mais pas musclé. J’ai toujours préféré les volumes, les hommes lourds plutôt que légers type mannequins très minces. J’ai besoin de cette différence de corps, de physique, du côté mâle, vraiment. » Bien que « crevette » dans son corps, elle se voit toujours très grande, très costaud. D’où le besoin pour contraster qu’on lui renvoie une image massive. « Pour pas que je me sente dominante. J’ai besoin de me sentir dominée par l’homme. »

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