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Brillante Géraldine Nakache

C’est écrit en gros sur l’affiche de son premier film en tant que coréalisatrice, en salle le 24 mars, “Tout ce qui brille” n’est pas or… Comme l’héroïne de son film, Géraldine Nakache a connu la chasse à l’apparat, au glamour bricolé avec des fringues bon marché pour rentrer dans les boîtes branchées. Puis elle a fini par se rendre à la vérité, celle qui cimente les fortes relations. Aujourd’hui épouse du comédien Manu Payet, elle a accepté pour Men’s Health de se prêter à nouveau au jeu glamour, dans le cadre hype du VIP room. Pour notre plus grand bonheur.

Elle n’est pas super à l’aise avec le glamour, Géraldine. Parce qu’elle est nature au quotidien. Parce que question griffes, elle préfère le cachemire, le noir et le bleu, les créateurs sobres, Martin Margella. « Je ne suis pas trop dans le wonderbra et le talon de 18 cm. Je préfère être très sexy dans un jean ou un débardeur. Et puis culturellement, c’est loin de moi tous ces trucs-là. » La nuance clairement établie entre le glamour chic et le glamour cul par le stylisme et le photographe ne la met pas forcément tout de suite en disposition idéale. Modèle et comédienne, voilà deux métiers bien distincts : « En tant que comédien, ce n’est pas facile de ne se retrouver qu’avec son corps immobilisé pour t’exprimer. Il faut trouver le moyen d’utiliser ce nouveau médium. Heureusement, le photographe avait une humeur et une énergie communicatives. Il savait qu’il n’avait pas Kate Moss en face de lui, il s’est adapté. J’ai fini par me détendre parce que toute l’équipe était sur un mode cool, sans enjeu. » Avant de percer comme comédienne, elle a connu les affres de l’apparat dans sa prime jeunesse. Son personnage dans Tout ce qui brille est une cousine peu éloignée de ce qu’elle fut. Douce jeunesse au stylisme bricolé. « Tu ne peux pas t’habiller chez Chanel et Balenciaga quand t’as 20 ans et que t’habites Puteaux. Donc tu t’arranges avec du H&M et du Zara. Les jupes raccourcissent, on se mouille les cheveux, on se maquille, on met du brillant quand on sort à Paris. Plus jeune, les paillettes m’intéressaient. » Et les garçons ? « Ceux qui me fascinaient, c’était lié à leur environnement social. Leurs fringues allaient de pair. Il fallait que ce soit ostentatoire. Je fréquentais des mecs du 16e, qui conduisaient une voiture sans permis et s’habillaient chez Stone Island. » L’ascension sociale par le physique, l’apparat, est un des thèmes du film. Avec un hiatus par rapport à son époque : aujourd’hui, les codes de la mode sont brouillés. Une nana qui vit à Saint-Germain peut s’habiller chez H&M. « En principe, tu ne te pointes pas au Baron à Paris en jogging Adidas. Mais le vice, c’est que si t’es connu ou branché, tu peux le faire. » La frontière aujourd’hui n’est plus entre riches et pauvres, elle est entre branchés et les autres, ceux qui en sont et ceux qui n’en sont pas. Les hommes selon elle n’y échappent pas. Elle évoque ces mecs qui se font des soins du visage et qui s’achètent une paire de pompes par semaine. Ceux qui peuvent entrer dans les boîtes branchées mal rasés avec un jean crade. Même si, elle le reconnaît, il reste des valeurs refuges de masculinité éternelles. « La valeur sûre, c’est George Clooney. Ça, ça bouge pas, ça restera toujours George Clooney. Le costard Hugo Boss, la classe sobre. »

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