Bien armé face à un chasseur de tête
Chasseur de tête... À l’énoncé de ce mot, on imagine volontiers des cadres supérieurs de la haute finance ou de l’industrie débauchés à prix d’or pour des postes de la plus grande importance.
Si c’est vrai, cela ne l’est que partiellement. Car on chasse partout et à tout niveau, surtout dans les secteurs où les besoins des entreprises sont importants. « Il y a plus d’offres que de demandes aujourd’hui, note Olivier Ballu, l’un des dirigeants du bureau parisien de RH Partners qui réalise près de 2 500 recrutements par an en France et dans le monde. La finance, l’informatique ou les télécoms, la santé, sont des secteurs très tendus. »
« On commence à partir de 5 années d’expérience, pas en dessous », indique Olivier Ballu. Si l’on exerce un métier pointu dans un secteur spécialisé, la chasse n’en sera que plus facile. Dans ce cas, l’avantage va aux pros du secteur, peu nombreux donc facilement repérables. A l’opposé, si votre métier est assez ouvert, les candidats seront légion. Pour le recruteur, ce choix est un point positif. Mais vous, vous devrez vous faire remarquer…
Les copains d’avant
C’est le réflexe numéro un à avoir quand on sort d’une grande école. Les cabinets de recrutement se ruent sur les annuaires d’anciens élèves pour dénicher la perle. Il faut donc vérifier régulièrement que toutes les informations qui y sont stockées sont à jour. Sans oublier d’avoir en préambule fait pareil sur les nombreuses CVthèques du Net (Monster, Cadresonline…)
Vie publique
Un bon moyen de se faire repérer est tout simplement de se montrer. Participez à un maximum de salons professionnels, de tables rondes… Si votre métier est spécialisé ou fait appel à des équipements pointus, les clubs d’utilisateurs, les shows des constructeurs sont de bons moyens d’être vu, et entendu. « Les journaux professionnels sont aussi un média intéressant. Si vous êtes en mesure de répondre efficacement aux questions d’un journaliste, il y a de grandes chances qu’on fasse appel à vous souvent », remarque Olivier Ballu. La « médiatisation » de sa personne n’est d’ailleurs pas limitée à l’environnement strict du bureau. « Si vous êtes, par exemple, licencié d’un club de tennis, intervenir dans un journal spécialisé marque un certain dynamisme, une certaine sociabilité », poursuit le chasseur de tête.
Connexion blog
Icône du web 2.0, les blogs ont de l’interactivité à offrir dans une recherche d’emploi. Tout simplement parce qu’ils comportent des tags. C’est-à-dire des mots-clés, balises, marqueurs, libellés qui indiquent de quoi parle le site. Encore un des outils que les chasseurs de tête utilisent : le « webtracking » sur des tags bien précis et ils arrivent à « sourcer » une série de sites et de gens qui les intéressent.
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